Goodbye Philadelphia

Goodbye Philadelphia
Et il m'a brisé le c½ur..

J'étais déjà si loin que je me suis perdue.
L'effort de sentiments fut intense mais bref,
triste façon de mettre fin aux rêves.

Pas d'au revoir, non, chez lui les adieux sont anonymes,
signés d'un silence morbide.
Il m'a forcée à oublier celle que j'espérais devenir.

Quelques larmes avortées en cours de route sur un mouchoir chiffonné,
la peine de toute une vie de solitude concentrée sur une simple feuille de papier.
Une promesse de ne plus se raccrocher aux paroles attendues,
encore un pacte avec moi même rompu.

J'aurais aimé traverser l'Atlantique à ses côtés,
je me contenterai désormais des bord de Seine,
le cul posé sur un siège de tromé.

Le temps, l'attente sont pire que l'éloignement par la distance.
La patience face à la fécondité du mot nouveau s'est radicalisée,
concept latent que celui de la fidélité.

Son corps restera volupté,
des images, des mots, technologie erronée.
Ma bouche ne s'était prononcée.
Mais comme il ne s'est pas blotti contre mon sein ,
comment aurait-il pu le deviner?

Alors demain se fera seule.
Et s'il fait signe je ne sais pas qui décidera,
l'appel du c½ur ou les cicatrices de ma douleur?

C'est pourquoi je préfère ce titre Goodbye Philadelphie,
mes construction humaines ne dépasseront jamais la largeur de mon lit.
A tous ceux qui viennent le partager,
je vous laisse une part de moi,
ne vous permettez pas de la gâcher.



PEACE






# Posté le dimanche 31 août 2008 18:19

i luv you

nyc regarde moi bander du clito quand je parle de toi, regarde moi ...
je t'aime
# Posté le vendredi 30 mai 2008 20:29

Hallelujah

























Elle avait juste oublié d'éteindre sa cigarette. Ce soir là, Alice venait enfin de réaliser la valeur de la vie. La veille, elle s'était endormie dans les sages paroles d'un homme qui lui avait rappelé des mécanismes basiques de l'existence dont elle avait confondu le fonctionnement. Sorti tout droit de la cuisse de Jupiter, il lui avait fermement dit que seules les apparences étaient une arme efficace pour survivre ici bas mais qu'elle n'empêchaient en rien de se réaliser pleinement. Cet apollon lui avait fait définitivement enterrer ses idéaux dépassés par la réalité du marché. Contrairement à ce que beaucoup auraient pu penser, il ne lui avait pas vendu de rêve ce soir là, non, il lui avait fait partager ses vérités. Même s'il lui rappelait son ex par certains de ses traits et de ses attitudes,jamais ce dernier ne lui était arrivé à la cheville en terme de générosité humaine. Il lui avait suffit d'une nuit pour opérer un chamboulement radical dans les idées de cette jeune fille en perte de vitesse. Elle s'était réveillée trop tôt pour constater qu'elle était de nouveau seule dans son lit . Alice s'était accoutumée à ce rituel de solitude. Elle ne savait plus comment se protéger des évènements, alors elle se montrait faible là où elle aurait du être un roc, et devenait aigrie vis-à-vis d'elle même en contemplant les bides de cette stratégie. Pour quelqu'un de son âge, elle avait déjà gâché une quantité incalculable d'amour dans des causes perdues, plus que n'importe qui dans son entourage. Et elle ne l'assumait pas. Cela n'empêchait pas le fait qu'elle continue désespérément à chercher la bonne personne à qui confier son c½ur de verre, prêt à se briser contre n'importe quelle paroi rocheuse. Elle avait l'impression de connaître l'échec alors qu'en réalité, elle avait juste de l'appréhension quant à la probabilité d'arriver à ce résultat. Cette agricultrice en herbe essayait de labourer autour d'elle afin d'expérimenter de nouvelles pousses pour voir disparaitre les friches de son passé. Elle connaissait ses faiblesses, mais elle ne les avait pas encore acceptées. Cette nuit là, elle avait prétexté une envie pressante alors qu'elle s'était réfugiée dans ses toilettes pour déshydrater abondamment ses yeux. Leur bleu s'était toujours assorti à sa compagne mélancolie qu'Alice tentait envers et contre tout d'enterrer dans un coin de sa tête en pratiquant un travail de fond sur ses sentiments. Ce nouveau jour s'était levé sur un paysage de renouveau. Il avait sonné le glas de ses erreurs antérieures et avait entériné définitivement le passage de cette autre qu'elle avait été des mois durant à celle qu'elle voulait désormais honorer par ses actions. Elle se persuadait qu'elle ne voulait plus être cette autre qui se camouflait sous un maquillage de forme et qui confondait la noirceur de ses cheveux teints avec celle du c½ur de ses pairs. Le réveil aurait dû être un signal, mais elle ne l'avait pas entendu . Ce fut alors la plus longue journée de sa vie. Elle ne se donna pas une minute de répit et passa aux choses essentielles là où elle avait pris l'habitude de trainer la patte pour échapper à ses vieux démons. Ses petites mains, avec leur vernis rouge écaillé, allaient façonner un avenir plus convenable que celui auquel elle s'était destinée en suivant la direction des veines de son poignet avec des objets contondants. Alice avait trouvé la force mentale de ranger sa vie, même si paradoxalement elle était incapable de conserver son intérieur intacte une seule journée durant. Elle avait déjà opéré un tri, il ne lui restait plus qu'à apporter les nouveaux éléments et à les placer de manière harmonieuse , un peu à la façon d'un architecte d'intérieur. La télé regorgeait de ce genre de programme, ce qui est compréhensible car l'être humain à besoin d'organisation et d'une certaine symbiose avec le contexte extérieur pour avancer. Et elle, Alice, n'avait jamais aussi bien porté sa majuscule que ce jour de mars pluvieux. Elle se sentait fragile mais apaisée. Elle avait enfin une preuve que une rencontre pouvait changer une vie , et qu'une vie pouvait en cacher une autre. Il lui était dorénavant possible "d'exister". Son prénom n'avait jamais aussi bien résonné dans le creux de ses oreilles, même si elle se sentait encore plus à l'aise derrière un pseudonyme. On lui avait donné une chance, elle savait que ce geste était rare, en connaissait la valeur et en appréciait d'autant plus le contenu. Elle ne lui dirait jamais l'intensité des sentiments qu'il avait réveillé en elle. Elle voulait déjà effacer ses douces lettres et les images de son buste protecteur pour passer à autre chose car elle n'était pas encore prête sur le plan sentimental. Elle avait toujours fait des mauvais choix dans ce domaine. Mais cette fois-ci, çà n'était pas un point de non retour: il lui avait "d o n n é" ! Elle s'était forcée à se coucher la tête pleine de positif pour une fois. Mais elle avait oublié d'arrêter de se détruire. Elle avait oublié ce qui aurait dû être son dernier acte de suicide. Elle avait perdu là où elle s'était gagnée. Les flammes ne lui laissèrent aucune chance de recommencer. Alice voulait allumer des cierges pour des prières intimes, elle était devenue l'un d'eux. Elle s'était éteinte malgré le feu qui brûlait en elle. Mais les étoiles ne perdent jamais leur lumière. Elle voulait laisser des traces, de poussière de vie elle s'était transformée en astre, universel guide des âmes en perdition .
# Posté le jeudi 13 mars 2008 19:07
Modifié le vendredi 14 mars 2008 20:17

Georges... I miss you, not only you, but I miss you

Georges... I miss you, not only you, but I miss you
On s'est un peu rencontré par hasard, bien sur tu trainais dans ces parages mais tu n'es pas un cas à part, voila pourquoi je te dédie ma page...















La nuit est longue sans toi
Elle me laisse seule là où l'on partageait la vie à trois
Malgrè tes vices tu es pardonné
Des traces de nous il ne restera bientôt plus que des photos cartonnées ...


Des liens étranges qui nous maintenaient
Je n'ai plus qu'un cordon ombilical avorté
Je regrette cette aide que je n'ai pu t'apporter
Tout ce que j'ai maintenant c'est une main à donner

Tu sais, grâce à tes erreurs , j'ai compris que la vie n'était pas un jeu,
Que là j'aurais voulu la perdre tu aurais été prêt à tuer pour la conserver un peu
Je pense souvent à toi et ce que tu sois
sâche qu'ici il reste de l'amour, que ton nom dans mon coeur est gravé pour toujours




La nuit est longue sans toi
Elle me laisse seule là où l'on partageait la vie à trois
Malgrè tes vices tu es pardonné
Des traces de nous il ne restera bientôt plus que des photos cartonnées ...



Ne perds pas la santé et ta bonne humeur assortie
Là où tu as tu rentrer la route semble longue et la quête eternelle
On voit rarement le bout du tunnel, moi j'ai du louper la sortie
Ton fardeau est lourd à porter mais ne sors pas l'opinel







# Posté le samedi 23 février 2008 16:41
Modifié le dimanche 24 février 2008 10:39

Nouvelle ...

Nouvelle ...


___Le personnage est en conflit avec lui même. C'est le centre de toute histoire. Une phrase concentrée rendant compte de tout moteur d'existence. Les cigarettes se consument en nombre, la fumée froide émanant du cendrier l'écoeure. Elle fume trop, elle le sait. Malgré cette certitude, elle continue. Elle s'imagine trente ans plus tard , dans une chambre dominant le ballon d'alsace pour curer ce cancer amorcé durant l'adolescence. Culpabilité superflue, elle ne pourra s'en vouloir qu'à elle même. Que pensera sa mère, lorsqu'elle découvrira avec trois décennies de retard que sa fille usait du pire des vices selon sa conception? Enfin bon, une de plus , une de moins... Elle trouve toujours une excuse pour jouer du briquet, une idée nauséabonde justifiant l'absorption de nicotine. Un mec, une amitié gâchée, une dépense inutile... Il y a toujours un échec à déterrer pour fumer une clope. Affalée sur un fauteuil vieillot, elle scrute sans réelle attention le téléviseur, un feuilleton policier à deux heures du matin demeurant le seul programme digne d'intérêt dans cette soiréederéflexion profonde. Les bouffées répétitives ne lui apportent qu'un vulgaire plaisir, celui de l'autodestruction. Elle se sent compressée dans cette position, alors elle tente de faire passer ses crampes en surélevant ses jambes, de toutes les manières possibles. Le cendrier change d'accoudoir une bonne dizaine de fois, la bouteille d'eau se vide gorgée par gorgée jusqu'à ne plus contenir qu'un mince filet de liquide. Elle a déjà soif... Tant pis, elle la remplira plus tard. Le portable posé sur la table basse, elle y jette régulièrement un coup d'oeil. Qui sait, quelqu'un pensera peut être à elle. Elle sait que c'est peu probable mais bon... C'est toujours elle qui appelle de toutes façons. Le suspense n'est pas de rigueur. La fantaisie, voila ce qui manque à sa vie. Elle tente pourtant de faire jaillir l'inconnu au travers d'actes impulsifs, traduction d'une âme en perte de vitesse. Des voyages fous décidés à la dernière minute, des aventures d'un soir sans lendemain alors qu'elle cherche la perle rare, des réflexions poussées jusqu'à leur paroxysme la transportant dans d'autres dimensions. Et les cigarettes... Elle repense à des proverbes bidons à propos de la gente masculine "les mecs c'est comme les clopes, on se fait chier à les allumer et c'est les copines qui les fument". Elle tourne encore autour du même sujet... Elle se di que c'est la vérité , parce que ça l'arrange, du moins ça arrange son passé, car elle croit au futur par intermittence. Elle voit haut pour mieux retomber bas, voit ses ambitions s'évaporer aussi vite que son poison. Le feuilleton est terminé, c'est la pub, elle s'en aperçoit seulement. Il est tard, comme tous les soirs, elle se lève tôt comme tous les jours... Il fait nuit, il pleut, c'est l'été. Elle voit toujours un signe au travers du temps. Ce soir c'est pluvieux, et comme elle est rarement gaie, la météo est en parfaite harmonie. Ses faux ongles repoussent, il faudra penser à les changer, payer pour ça et pour toutes les autres conneries superficielles dont elle se délecte. Comme pour la majorité des gens, cela semble un moyen d'enjoliver les jours ennuyeux. Elle consomme, elle se consomme, la cigarette se consume. Elle n' a que cette idée en tête, arrêter de fumer, comme si cette décision marquait une pause dans le cycle de la consommation. Elle se rend compte qu'elle s'est encore perdue dans une de ces téléréalités, et qu'elle commente dans sa tête les propos de ces animaux de basse cour mis sous les feux de la rampe. Elle aquièce leur propos, trouve les méchants et les gentils de la journée qui hier en étaient les antagonistes. Elle arrive à éprouver de la pitié pour certains puis se reprend sur le creux intellectuel qui enveloppe ces concepts. Elle a besoin de plus , elle se le réaffirme. Cela vaut bien une cigarette. Elle tousse, c'est celle de trop mais elle la fume, parce que une cigarette, ça ne se gâche pas. On peut ne pas finir son assiette, mais une cigarette... Elle conçoit que c'est pathologique. Elle a vu son père le faire tellement de fois, s'user dans des promesse de rupture avec le produit. Ça la fatigue. Elle ne veut pas y penser parce qu'elle connaît déjà la suite. Décidemment, elle n'aime pas l'odeur de tabac froid. Elle se dit que s'il n'y avait pas ce parfum vomitif et les risques sur la santé, ce serait génial... Des cigarettes sans danger, laissant derrières elles des traînées de fumées aux délicieuses odeurs de fruits. Avec des si, elle en ferait des choses. Elle repense à Anna Gavalda. Elle voudrait qu'autre chose qu'un paquet de clope l'attende quelque part. Elle ne veut pas être la Micheline d'Elie Semoun. Elle veut et ne veut pas. Elle est fatiguée mais elle lutte car elle a des choses à dire, à se dire. Elle pense au message qu'elle compte lui envoyer. Elle sait qu'il le lira d'un air détaché et en jugera le manque d'intérêt mais cela ne l'empêchera pas de le faire . Trois cigarettes pour en déterminer le contenu, le ton, la teneur en haine. Elle pense trop. Elle décide qu'il est tant d'aller au lit, demain s'annonce interminable. Dans la chambre, sur le sol, gît une dizaine de paquet à moitié vides, éparpillés aux quatre coins de la pièce. Encore des cigarettes... Elle se lève et se couche avec. Elle sourit en s'imaginant enterrée sous une tombe à l'allure de belle blonde , apposée d'un logo d'une fameuse marque qu'elle enrichi ces dernières années. Ces connards seraient bien capables de payer pour une telle publicité. Soit... Elle s'allonge. Ses yeux se ferment sur de nouvelles pensées. Elle s'endort angoissée . Demain, elle se lèvera, déjeunera, allumera une cigarette et repensera à la soirée. La journée sera longue, partagée entre réflexion et nicotine, entre tabac et pensées. Après tout, ce n'était qu'une soirée commune, si seulement son téléphone avait sonné...




# Posté le lundi 24 décembre 2007 10:21
Modifié le dimanche 30 décembre 2007 13:31